Mon poing creva le ciel, et saisit le soleil
Pour arracher les voiles qui ternissaient mon rêve,
Pour nettoyer mon rire, des scories de mes peines,
Et retrouver l'image, d'un mirage éternel.
Le joyau c'était toi, et ce fut ma blessure;
Une quête insensée, que l'on sait impossible,
Que l'on croise soudain, mais reste inaccessible,
Et qui me restera comme une déchirure.
Ne demeure de toi que le son d'un délire,
Celui d'une kora réveillant les passions,
L'onde longue du fleuve engloutissant ton ombre
Et posant sur tes pas la trace de l'oubli.
Et l'aube sera triste, et triste mon éveil
Loin du goût de tes lèvres, loin du goût de ta voix,
Loin d'un murmure doux chiffonné à l'oreille,
Loin d'une douce main complice d'un émoi.