André MAÏSSEU
Professeur des Universités
ENSICAEN, INSTN, Dr es-Sc. Physique, Dr es-Sc. Economiques et de Gestion

LE VIEUX CALVA

Au fond d’un vieux calva, se trouvait quelqu’augure,
Fantasmant sur les cordes d’un concerto perdu,
Celui de quelque russe, et pourquoi pas bien vieux,
Relançant lancinant, la plaie de ma blessure.

Au fond de ce calva, se trouvait un fantôme
Rejaillissant du temps où je rêvais de tout,
Où le fumet des rêves revisitait le jour,
Où la brise briarde bruisselait ton icône.

Au fond de ce calva s’endorait une flamme,
Encanaillant l’oubli, d’embruns d’îles lointaines,
Engrivoisant l’effroi de la lande écossaise
Pour murmurer l’écho qui redira le charme.

Au fond de ce calva, je devinais ton rire,
Un éclair de guitare, une mèche endorée
Allumant l'incendie des brumes du délire
D'où jaillira la rose de mon rêve éveillé.