Les tambours résonnaient la leçon des défunts ;
La cymbale explosa le cri de nos délires.
Il faisait bon vouloir la furie des anciens ;
Il faisait combattre ; il faisait bon mourir.
Je m’en allais me joindre à la folie des preux
Rejoindre leurs passions, l’immensité des dieux,
Là où brûle le temps, où hulule le vent
Où la flandre frissonne le chant des goélands.
Fracassant les aurores, je courrai jusqu’au soir.
L’horizon rougeoyant se peint du sang des pleutres ;
La fournaise incendia le buisson de la Loi
Je me saoulais des chants que vagissaient les veules.
Le chant lointain d’un luth annonça nos trépas ;
Le souffle du dragon lentement s’étendit ;
Le vent voilât vos pleurs de nos éclats de rire :
Nous nous étions trouvé pour l’ultime combat .