André MAÏSSEU
Professeur des Universités
ENSICAEN, INSTN, Dr es-Sc. Physique, Dr es-Sc. Economiques et de Gestion

LA FIN DU SORTILEGE


Le radeau de mes songes errait sur ma mémoire
Oublieux des remords et soucieux des regrets
Chamoirrant de couleurs ce qui restait d’espoir
Et brûlant les idoles dont l’éclat se voilait.

Il y avait eu peu, peut être beaucoup trop
Peut être quelques notes, finalement personne
Rien d’une symphonie, pas même un concerto
Rien qu’ennui ou mensonge, hormis le temps qui tonne.

La mélancolie morne du chant gris des cithares
Embrunissait ma vue d’un voile euphorisant.
Je ne pouvais plus croire qu’il y eut quelque part
L’éclair d’une attente, l’ivresse d’un tourment.

Et alors ce fût toi, c’est toi qui était tout
Un été en janvier, un brasier dans la neige
L’absolu, l’insensé, tout ce qui était fou
Le saut dans l’infini; le début de mon rève.