Que faudrait-il au ciel pour conter l’infini
Pour brodeler l’azur sur un manteau de suie
Pour renaître au passé des galions chargés d’or
Et rallier la furie des vieux conquistadors ?
Que faudrait-il au temps pour remonter l’espace,
Pour retrouver demain les folies trépassées,
Pour fulgurer l’éclair et fracasser l’été,
Balayant le néant et le son des angoisses ?
Que faudrait-il aux preux pour joindre l’absolu
Pour bousculer les rêves au delà des murailles
Pour lancer aux étoiles, le lointain des myriades
Et retomber aux pieds de l’enfant qui n’est plus ?
Que faudrait-il au vent pour rappeler le songe
Pour craqueler les vergues et briser les amarres
Pour enivrer de roses, les larmes des cithares
Et faire chanter l’espoir sur le pas des mensonges ?