Les lendemains du temps ne sont plus que des ruines,
Bannis, épars au gré des échos disparus
Baignant mes illusions de brouillard et de bruine
En déchirant la brume de ma pauvre infortune.
Puisque tu as brûlé le parfum de nos fleurs
Et qu'après ton refus apparaît mon malheur
Les perles du désir ne pourront plus briller,
Et le goût de mes rêves devra se dissiper.
La lente symphonie des nuits privées de toi
S’égare dans les pas des effrois d’autrefois,
L'ombre étend lentement son empreinte de suie,
Et l'aurore ne naît qu'endeuillée de minuits.
Un peu moins douce, un peu plus dure aura ma peine
Quant à l'aube qui meurt, il me faudra renaître.
Un peu moins tendre, un peu plus craint sera l'éveil
Lorsqu'à chaque rencontre, je me souviendrais d'elle.