André MAÏSSEU
Professeur des Universités
ENSICAEN, INSTN, Dr es-Sc. Physique, Dr es-Sc. Economiques et de Gestion

de la FÉODALITÉ à la CACOCRATIE

Note de lecture Prolégomènes Paradigme Médiéval Paradigme Classique Paradigme Victorien Paradigme Moderne Paradigme Contemporain

Tome 3
Le paradigme Victorien : A la recherche des connaissances
disponible en librairie

 

Après un quart de siècle de batailles et de victoires à travers l’Europe, la France assommée par le choc de Waterloo, s’effondre en découvrant progressivement les raisons du désastre : la désertion Victor de Ghaisne, comte de Bourmont au petit matin de Waterloo, la trahison de Charles du Barail à Waterloo, les parjures comme celui de Bernadotte, les escroqueries comme celle de Gabriel-Julien Ouvrard équipant avec des chaussures à semelles de carton les soldats de la Grande Armée, les forfaitures comme celle de Fouché à la solde d’une Angleterre acharnée depuis cinq siècles à anéantir la France.

La Restauration monarchique des Bourbons imposée par des vieillards décrépis, maintient la France dans les injustices sociales et la plonge dans un marigot d’affaires graveleuses. Les bouleversements sociétaux, la prise de pouvoir par la bourgeoisie capitaliste, l’industrialisation, les revendications du prolétariat font le quotidien des Français. Le pouvoir est entre les mains des nouveaux cacocrates. La France se divise en deux parties qui se font face encore de nos jours.

En 1870/71, pour la deuxième fois en un demi-siècle, la France est rançonnée. Après les gigantesques indemnités de guerre que la France a dû verser à la Grande Bretagne en 1815, qui servirent à financer la révolution industrielle britannique, il faut verser à la Prusse de Bismarck des milliards de franc-or.

Le paradigme Victorien, c’est aussi l’appropriation de la planète par les Européens. C’est une révolution technologique qui bouleverse la face du monde et crée un amoncellement de richesses dont le gradient est constitué par la valeur ajoutée produite par le corpus cognitif des Européens construit patiemment depuis plus de mille ans.

La loi Le Chapelier, votée par la Révolution, fait disparaitre les ancestrales relations entre maître et compagnons. Le seul lien qui existe dorénavant est fondé sur le salaire. Les conditions de vie de la classe ouvrière deviennent abjectes. Cette dernière prenant conscience de son importance, le paradigme Victorien est émaillé de violentes tempêtes sociales et de révolutions.

La IIIe République dépouille le peuple de ses droits avec la démocratie représentative. Comme palliatif à l'honneur national piétiné par les Uhlans, la « gôche » taille en Afrique un empire colonial que Jules Ferry, l’icône socialiste, prétend justifier par : "les races supérieures ont un devoir de civilisation vis-à-vis des races inférieures" (sic). L'Alsace et la Lorraine sont abandonnées aux Prussiens, comme le Québec abandonné un siècle plus tôt à l’Anglois.

Le paradigme Victorien s’achève au terme de la Première guerre mondiale, dans l’ultime sursaut d’une France qui veut croire qu’il s’agit de « la der des ders ». Et, pour la troisième fois en un siècle, la France est saignée à blanc … cette fois par les Etats Unis. Une vingtaine d’années plus tard, épuisée, la France sera la proie facile de la démence nazie.